Activités prévues du projet
ORGANISATION ET GESTION
Mise en oeuvre des composantes
Institutions et responsabilités
Les promoteurs des pmer (petits
entrepreneurs, associations, corps de métiers,
fédérations des OP) et les IMF seront les premiers
responsables de la mise en œuvre et de la valorisation
des investissements du Projet. Les appuis aux
pmer individuelles, aux associations d’entrepreneurs,
aux OP et aux IMF pour la réalisation de ces investissements
et la plupart des autres activités du Projet seront
sous-traités à des prestataires de services externes
(PSE/CER) qui auront un rôle prépondérant dans
leur mise en œuvre. Les PSE pourront comprendre
des prestataires organisés dans le cadre du Projet
ou par les fédérations. Un appui particulier leur
sera fourni dans le renforcement d’un ensemble
de capacités comprenant: l’approche participative,
la réalisation des diagnostics partcipatifs, la
priorisation des propositions d’actions, la formation,
la mise en œuvre des pmer, la gestion, le suivi
et l’évaluation. Ce renforcement de capacités
aura comme objectif final le désengagement du
Projet des activités de développement des pmer
au profit de structures décentralisées privées
et publiques.
Echéancier
de mise en oeuvre (voir tableau)
Le rythme proposé de financement
des pmer et de création et de renforcement d’IMF
tiendra compte de l’expérience acquise dans ce
type de projet participatif. Au total le Projet
appuiera plus de 6400 pmer de type artisanal.
L’hypothèse de base est: (i) l‘appui dans chaque
district de 50 pmer pendant la première année,
100 pmer la deuxième année et 200 pmer à partir
de la troisième année d’activités du Projet;
(ii) désengagement du Projet des provinces de
Ruhengeri et de Byumba les deux premières années;
et (iii) transfert des activités d’Umutara au
PDRCIU. Ce schéma concerne l’appui aux pmer. L’appui
au IMF suivra un rythme différent car les IMF
du PPPMER 1 continueront d’être appuyées pendant
le PPPMER 2.
Critères de choix des districts prioritaires
183.
Une liste prioritaire des districts, des secteurs
et des cellules, au sein de chaque province touchée,
sera établie au démarrage de l’intervention du
Projet dans chaque province. A cet effet seront
organisés: (a) des ateliers participatifs de diagnostic
provincial; et (b) de pré-diagnostic appuyés par
les cadres de l’UCP et des antennes, en association
avec les opérateurs préssentis pour le renforcement
des capacités locales. Les secteurs et les cellules
seront choisis en fonction: (i) du potentiel en
développement des pmer et commercial; (ii) de
la présence d’associations de pmer ou d’OP, en
particulier de femmes, et de leur dynamisme; (iii)
de la contiguïté des associations pour limiter
les frais et temps de déplacement au sein d’un
même district.
Mise en oeuvre du Projet (démarrage, revues
de fin de phase)
Entrée en vigueur du Prêt. L’entrée en
vigueur du Prêt sera soumise aux conditions suivantes:
- Signature de l’Accord de prêt;
- Ratification par le Parlement du Rwanda.
- Avis juridique délivré par le Ministère de
la justice ou toute autre autorité légalement
investie de ce pouvoir.
- Recrutement du Coordonnateur du Projet et
la non objection du FIDA et de l’UNOPS.
- Préparation du cahier de charges de l’appel
d’offre pour le recrutement des spécialistes du
Projet (UCP et antennes).
- Ouverture d’un compte du Projet à la BNR et
communication du numero au FIDA et à l’UNOPS.
Activités de démarrage.
Afin de faciliter le démarrage rapide du Projet
dès la première année, certaines activités préparatoires
seront entreprises avant et immédiatement après
l’entrée en vigueur du prêt et le démarrage officiel
du Projet: (i) sélection et recrutement des cadres
de l’UCP; (ii) rédaction d’un nouveau Manuel de
procédures administratives, comptables et financières
et préparation de l’adaptation du système informatisé
de comptabilité au nouveau Projet; (iii) activités
préparatoires pour la mise en place du système
de suivi et d’évaluation; (iv) identification
des PSE/CER potentiels; (v) préparation des
modèles de contrats avec les PSE/CER et les FE
chargés de l’appui à l’exécution des activités
du Projet; (vi) définition du rôle et des responsabilités
des fédérations et des corps de métiers; (vii)
identification des consultants nationaux et internationaux
pour l’appui technique; (vii) préparation
des appels d’offres internationaux pour l’acquisition
des véhicules et équipements pour la première
année; (viii) préparation de la sélection de l’auditeur
externe; (ix) préparation du PTBA de la première
année; et (xii) organisation du séminaire de démarrage
du Projet. Pour mener à bien ces activités, le
FIDA pourrait fournir un financement au GDR (don
SOF), d’un montant de 80.000 USD.
Revues de fin de phase. Une
revue à mi-parcours est prévue au plus tard lors
de la 3ème année. Elle fera un bilan
des actions réalisées par rapport aux objectifs
fixés, et proposera des plans d’action pluriannuels
(couvrant la durée de la phase suivante) pour
consolider ou réorienter la mise en œuvre à la
lumière des difficultés rencontrées et des résultats
obtenus.
Mise en œuvre des composantes
Composante 1. Les actions commenceront
avec la sensibilisation et la mobilisation qui
seront entreprises par les PSE/CER dès la première
année et continueront tout au long de la durée
du Projet. Des études aideront le Projet à faire
le choix des districts prioritaires où seront
réalisés les diagnostics pour la planification
participative (DPP). Les priorités d’actions dans
le domaine du développement des pmer seront définies
puis validées. Afin d’encourager les groupes cibles
à participer aux activités du Projet des journées
portes ouvertes seront organisées pour les meilleures
pmer des provinces. L’alphabétisation fonctionnelle
(ciblée sur les pmer) qui sera supportée par le
Projet (en collaboration avec les institutions
chargées de cette activité) permettra aux plus
démunis d’accéder à la formation, activité clé
pour la promotion des pmer. C’est à ce niveau
que seront identifiés les individus (femmes et
hommes) les plus dynamiques des groupes les plus
défavorisés, voulant se consacrer au travail de
pmer. Ils seront suivis dans leur formation et
des possibilités d’apprentissage leurs seront
proposées dans les meilleures pmer existantes.
Des actions de promotion de la consommation des
produits des pmer nationales seront entreprises.
Des appuis financiers pour la garde des enfants
et pour pallier aux premiers besoins des familles
pendant la période d’absence à domicile pourront
leur être proposés. La consolidation des pmer
permettra de renforcer leurs capacités de planification,
de gestion et de négociation (commerciale et financière).
La structuration des GCS facilitera l’octroi des
crédits aux plus démunis (crédit coup de pouce).
La consolidation des fédérations de pmer et des
corps de métiers aura lieu tout au long des activités
du Projet pour bien préparer la relève du Projet
sans rupture des activités. Sur demande des organisations
professionnelles et des institutions de tutelle,
le Projet donnera un appui au cadre légal de ces
organisations et institutions.
Composante 2. La mise
en œuvre de cette Composante sera axée sur la
formation, l’appui technologique et l’appui à
la commercialisation. Elle sera différenciée selon
les trois types de pmer. Les besoins en financement
seront couverts par trois sources: le crédit
pour les activités à rentabilité à court terme
(Cf. composante 3), la subvention du Projet pour
les investissements en infrastructures et les
technologies innovatrices, la participation des
bénéficiaires. La formation de base pour le développement
des pmer et leurs organisations sera en grande
partie subventionnée (Cf. Tableau du DT 5). Les
modules de formation seront définis avec la participation
des bénéficiaires. La formation se fera le plus
possible « in situ », en langue nationale
Kinyarwanda. Le Projet financera la publication
des documents simples, compréhensibles et adaptés
aux besoins des divers groupes de pmer. Des halls
d’exposition/vente seront construits dans les
provinces et dans les districts. Ils comporteront
des boutiques, des bureaux pour les fédérations
et l’Institution de micro finance. Ces centres
seront modulables et pourront être agrandis ou
transformés selon les besoins.
Composante 3. Le déploiement
des actions de financement viendra en appui des
actions menées dans le domaine du renforcement
des capacités, et de l’appui aux petites et micro-entreprises
rurales. La priorité sera donnée au développement
du « crédit coup de pouce », considéré
comme point d’entrée d’un système d’insertion
économique et d’apprentissage . Les corps
de métiers et associations seront étroitement
associés à cette démarche, leur implication devant
avoir pour effet d’obtenir des taux de remboursement
élevés, et de limiter progressivement les charges
salariales externes élevées de gestion et de suivi
des activités, constatées au PPPMER 1. Le Projet
respectera, en ce qui concerne les partenaires
associés à la distribution du crédit « coup
de pouce », un principe de non concurrence
géographique. Le suivi évaluation des deux démarches
engagées (création à la base de CFP, appui à la
décentralisation du crédit solidaire avec l’UBPR,
....), sera la base d’un aménagement flexible
des programmes d’action. En ce qui concerne le
développement du crédit ordinaire et du crédit
d’investissement, l’existence de plusieurs potentialités
de partenariat, doit conduire le Projet à procéder
par appel d’offres préalable, afin d’améliorer
les conditions d’accès au crédit de son groupe
cible.
Les appuis du Projet aux CFP
et à leur Union agréée, concernent notamment le
refinancement en fonds coup de pouce. Selon le
processus de désengagement et ceci dès le début
du Projet, la gestion de ces fonds, sera assurée
par les CFP sous forme de fonds rotatifs permanents,
sous le contrôle de leur structure représentative.
Les corps de métiers et les fédérations, en collaboration
avec l’Union des CFP, devront prendre la relève
du Projet en ce qui concerne les appuis dans l’organisation
des GCS, le remboursement des prêts, le suivi
et l’évaluation de la gestion des CFP. L’organigramme
3 (en fin du texte) indique le mécanisme de fonctionnement
de la Composante 3 et les possibilités du désengagement
du Projet au profit de l’Union des CFP et des
OP.
Composante 4. Le Projet
sera exécuté sur la base du PTBA, soumis aux commentaires
puis approuvé par le CNCP, avant d’être envoyé
à l’Institution coopérante et au FIDA pour avis
définitif. Le PTBA sera préparé par l’UCP et les
antennes sur la base de leur perception de la
demande d’appuis des pmer pendant l’année suivante,
ainsi que sur la base des recommandations des
CDC et des CPCP. Le PTBA comprendra une allocation
globale pour le financement des activités des
composantes, l’approbation finale des pmer restant
de la responsabilité de l’UCP, fonction qui sera
plus tard décentralisée. Pour les autres rubriques,
le PTBA devra comporter le détail des activités,
leurs coûts unitaires et globaux, les indicateurs
de suivi, ainsi que les modalités d’exécution.
Une approche souple permettant des révisions régulières
du PTBA au cours de l’exercice budgétaire sera
adoptée, en assurant un d |